IHPE – ABI KHALIL Célina *

SITUATION ACTUELLE depuis 2017 Consultante en pharmacie et dispositifs médicaux chez alispharm
SITUATION A L’IHPE Doctorante 2013-2016
ENCADRANTS Jean-Luc ROLLAND & Mohamed LAABIR
EQUIPE MIMM
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THESE (soutenue le 15/11/2016) lien vers l’archive ouverte
Effets apoptotiques du dinoflagellé Alexandrium catenella et de ses toxines sur les cellules immunitaires de l’huître creuse Crassostrea gigas. Implications dans la susceptibilité de l’huître aux vibrioses.
MOTS CLES
Crassostrea gigas ; Alexandrium catenella ; Toxines marines ; Apoptose ; Cellules immunitaires ; Vibrioses ; Phytoplancton marin ; Réponses immunitaires ; Infection à vibrio
RESUME DE LA THESE
En France, les sites ostréicoles de la méditerranée sont confrontés régulièrement à de fortes mortalités de juvéniles de Crassostrea gigas mais également à des efflorescences récurrentes du dinoflagellé producteur de toxines paralysantes (PSTs), Alexandrium catenella. Parmi les pathogènes associés de manière récurrente à ces mortalités, on retrouve des souches de Vibrio appartenant au clade Splendidus. Nous nous intéressons ici aux interactions entre A. catenella et l’huître C. gigas confrontée à des vibrios pathogènes. Dans une première partie, nous avons montré qu’en conditions expérimentales contrôlées, A. catenella augmentait la sensibilité de l’huître C. gigas au pathogène Vibrio tasmaniensis LGP32. In situ, nous avons également constaté la coïncidence entre la mortalité des huîtres en 2014 et la présence des PSTs dans leurs tissus. Dans une seconde partie, nous avons étudié les interactions entre les PSTs produites par A. catenella et les cellules immunitaires de l’huître, les hémocytes. Un résultat important de cette thèse a été de montrer que la saxitoxine, une des toxines produites par A. catenella, se lie à des structures granulaires présentes dans le cytoplasme des hémocytes de C. gigas et induit une mort hémocytaire caspases-dépendante. Cette mort est indépendante de la production d’espèces réactives de l’oxygène. Nous avons également démontré que la toxine majoritaire des cellules d’A. catenella, la gonyautoxine 5, est la plus toxique sur les hémocytes de C. gigas. Parmi les populations hémocytaires touchées, les hyalinocytes sont très sensibles à ce stress toxique. Les hémocytes étant les cellules immunocompétentes de l’huître qui jouent le rôle central dans la défense contre les infections, nous supposons que leur mort cellulaire induite par les PSTs affecte négativement la défense des mollusques bivalves et explique l’augmentation de la susceptibilité des huîtres à l’infection par Vibrio tasmaniensis LGP32 quand elles sont exposées à A. catenella.
ENSEIGNEMENT
Institut Universitaire Technologique (IUT) de Montpellier- Département génie biologique
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