IHPE – FNEICH Sara *

SITUATION ACTUELLE :
décembre 2018 Maître de conférences, Université libanaise, Beyrouth, LIBAN
mars 2018-juillet 2018 Chercheur invité sur plateforme BioEnvironnement
nov 2014-mars 2017 Post-Doctorante INRA Paris
E-MAIL : FNEICH.sara@gmail.com
SITUATION A L’IHPE : Doctorante 2011-2014
ENCADRANTS : Christoph GRUNAU & Céline COSSEAU
EQUIPE : ECOEVI
RESEAUX SOCIAUX SCIENTIFIQUES (cliquer sur le logo)
TITRE DE THESE (soutenue le 11 décembre 2014):
La contribution de l’épigénétique dans l’expression des variants phénotypiques essentiels pour l’interaction : Schistosoma mansoni / Biomphalaria glabrata.
MOTS CLES :
variants phénotypiques, épigénétique, Schistosoma mansoni, Biomphalaria glabrata, méthylation de
l’ADN, compatibilité, SmPoMucs, héritabilité.
RESUME DE THESE :
La variabilité phénotypique est définie comme la capacité d’une espèce donnée à produire des variants phénotypiques à partir d’un seul génotype, sous l’influence de l’environnement. Certains de ces variants sont héritables. L’origine de la variabilité phénotypique a toujours constitué un grand débat parmi les scientifiques. Jusqu’à récemment, il était communément accepté que la diversité génétique soit la seule source de variabilité phénotypique. Cependant, les études récentes montrent que des variations épigénétiques pourraient être une source alternative pour les variants phénotypiques, sans modifier la séquence de l’ADN. Dans les interactions hôte / parasite, les parasites exercent des pressions sélectives sur leurs hôtes et vice versa, conduisant à une véritable course aux armements entre les deux partenaires. Une telle interaction nécessite une adaptation rapide où chaque partenaire doit présenter la capacité d?exprimer de nouveaux variants phénotypiques. Nous proposons que des variations épigénétiques puissent jouer un rôle important dans la genèse de la variabilité phénotypique. Schistosoma mansoni est un parasite humain responsable de la bilharziose intestinale. Au cours de la thèse, nous nous sommes intéressés à l’interaction du parasite S. mansoni avec son hôte intermédiaire le mollusque Biomphalaria glabrata. Les deux principaux objectifs de cette thèse ont été de : (i) Déterminer le poids relatif de l’épigénétique et de la génétique dans l’expression des variants phénotypiques chez le parasite. (ii) Initier les travaux de recherche sur les mécanismes épigénétiques existant chez le mollusque hôte.
Les résultats de nos travaux ont montré que les structures chromatiniennes via des modifications post-traductionnelles des histones contribuent à modifier la variabilité phénotypique chez S. mansoni. Par ailleurs, nous avons montré que les variants phénotypiques générés confèrent au parasite une meilleure fitness. Cette dernière a été traduite par l’augmentation de sa compatibilité vis-à-vis de B. glabrata. Finalement, l’étude de l’héritabilité des modifications épigénétiques a montré une transmission non mendélienne. En ce qui concerne B. glabrata, nous avons été les premiers à mettre en évidence la méthylation de l’ADN chez ce mollusque. Au niveau de son génome, 2% des cytosines totales sont méthylées.
PUBLICATIONS A L’IHPE : lien