IHPE – PINAUD Silvain *


SITUATION ACTUELLE : Post-Doctorant Lawniczak Lab, Wellcome Trust Sanger Institute, Hinxton, UK
EMAIL silvain.pinaud@sanger.ac.uk
SITUATION A L’IHPE : Doctorant 2013-2017 (CV FrançaisAnglais)
ENCADRANTS : David DUVAL & Benjamin GOURBAL
EQUIPE: ECOEVI
RESPONSABILITES : 2015 Président UPVDOC (Association des Doctorants de l’Université de Perpignan via Domitia)
RESEAUX SOCIAUX SCIENTIFIQUES : (cliquer sur le logo)        Linkedin
TITRE DE LA  THESE (soutenue le 19 octobre 2017) :
Aspects fonctionnel et évolutif de l’immunité mémoire chez les invertébrés : l’escargot vecteur de la bilharziose intestinale Biomphalaria glabrata comme nouvel organisme modèle ?
MOTS CLES :
Biomphalaria, Schistosoma, immunité mémoire innée, immunité entraînée.
RESUME DE LA THESE :
Le clade des invertébrés cristallise en 2017 de grandes problématiques sociétales à la fois économiques et sanitaires. En effet un certain nombre des organismes présent dans ce groupe phylétique sont des vecteurs des grandes pandémies infectieuses telles que le paludisme (Anopheles sp), Zika, Chinkungunya, Fièvre jaune, etc (Aedes sp), Chagas (Triatoma sp) ou encore la bilharziose (Biomphalaria sp, Bulinus sp). La compréhension du système immunitaire de ces organismes vecteurs doit aider la communauté scientifique à proposer des solutions pour réduire la transmission de toutes ces maladies sur le terrain. Biomphalaria glabrata est le vecteur unique de la Bilharziose intestinale (Schistosoma mansoni) en Amérique Latine. Depuis un premier cas de résistance induite par une première infection en 1998, de nombreux travaux ont exploré la réponse immunitaire mémoire innée de cet escargot tropical d’eau douce. Dans le cadre de ce travail de thèse, différents aspects de cette immunité (également appelé priming, résistance acquise) ont été explorés, de la mise en place phénotypiques, aux bases moléculaires et cellulaires. En premier lieu, nous avons pu démontrer qu’elle était dépendante d’une bascule phénotypique (d’une réponse cellulaire d’encapsulation à une réponse humorale) et transcriptomique qui lui permet de mieux répondre lors d’une seconde infection. La spécificité de cette réponse est portée par la production de répertoire complexe de récepteurs et d’effecteurs immunitaire spécifiques qui sont capables de différencier jusqu’aux différents stades de développement parasitaire d’une même espèce de parasite. Nous avons également pu montrer que cette interaction dépendait de microARN circulants ainsi que de Biomphalysines, des ß-PFT acquises par transferts horizontaux depuis le monde bactérien. Enfin, cette résistance semble posséder une proximité avec l’immunité mémoire entraînée des cellules immunitaires innées des vertébrés en particulier sur la base des mécanismes moléculaires sous-jacent qui seraient liés chez Biomphalaria comme chez les Vertébrés à une reprogrammation épigénétique des cellules du système immunitaire innée.
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