IHPE – RONDON Rodolfo

SITUATION ACTUELLE : Post-doctorant au Laboratoire de Biotechnologie et Génomique Acuicole (LBGA), Centre de Biotechnologie, Université de Concepcion – Chili (email)
DOCTORANT AYANT SOUTENU SA THESE EN 2015
ENCADRANTS : Caroline MONTAGNANI & Céline COSSEAU . EQUIPE MIMM
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SUJET DE THESE soutenue le 11 décembre 2015 :
Effets de l’exposition parentale au diuron sur le méthylome et le transcriptome de l’huître creuse Crassostrea gigas 
MOTS CLES :
mollusque bivalve ; Crassostrea gigas ; Pesticides ; Transcriptome ; Epigénétique.
RESUME :
L’huître du pacifique Crassostrea gigas est l’espèce d’huître la plus cultivée avec une production supérieure à 4 millions de tonnes pour l’année 2010. En France, C. gigas est cultivée depuis la fin des années 1970. Cependant, cette espèce souffre d’un syndrome de mortalité estivale depuis les années 1980, avec une amplification depuis 2008 qui touche jusqu’à 100% des naissains. Ce syndrome de mortalité est un phénomène multifactoriel, basé sur l’interaction de nombreux facteurs : stress environnementaux, caractéristiques physiologiques et génétiques de l’huître, présence et virulence de pathogènes. L’huître du pacifique C. gigas est une espèce estuarienne qui est soumise aux pressions anthropiques comme la pollution du milieu côtier. Ces événements représentent des sources potentielles de stress en zones ostréicoles. Cependant, les connaissances sur les effets des polluants comme les pesticides sur C. gigas restent fragmentaires. Les périodes d’épandage d’herbicides coïncident parfois avec la période de reproduction des huîtres, raison pour laquelle nous considérons que ces produits chimiques pourraient affecter la génération suivante d’huîtres. Parmi les pesticides, le diuron est l’un des pesticides le plus fréquemment détecté sur les côtes françaises. L’exposition directe aux herbicides affecte le transcriptome des huîtres qui est le premier niveau de réponse face à l’exposition au polluant. Il a été démontré que l’exposition parentale au diuron est responsable d’anomalies génomiques chez C. gigas au stade de naissain. Un autre effet possible des pesticides serait la modification de marques épigénétiques. Il est connu que les facteurs environnementaux telle que la pollution par des composés chimiques peuvent modifier l’épigénome et par conséquent le phénotype des individus et de leurs descendance en agissant au niveau trans-générationnel. Ces dernières observations nous permettent d’émettre l’hypothèse de l’implication de mécanismes épigénétiques suite à l’exposition à des produits phytosanitaires. Ces mécanismes modifieraient le phénotype des huîtres au stade de naissains par l’exposition parental. Pour tester cette hypothèse nous avons étudié la méthylation globale de l’ADN (méthylome), qui est une l’une des principales marques épigénétiques, et le transcriptome des naissains issus de géniteurs exposés au Diuron. Nous avons identifié des modifications du méthylome et du transcriptome qui pourraient avoir un lien avec le phénotype de trait d’histoire de vie de ces naissains. Ces résultats démontreraient qu’une exposition indirecte ou parentale au diuron modifie la méthylation et l’expression de fonctions de gènes spécifiques, qui pourraient expliquer en partie la variabilité phénotypique observée.
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