MIMM/Emergence/LIKE_INHOSPITALITY

Explorer le paradoxe des holobiontes :
des interfaces microbicides sièges d’interactions durables avec les bactéries

 

PEPS Blanc INEE (2016)
Coordinatrice Delphine Destoumieux-Garzόn
A l’heure où le concept d’holobionte a étendu la notion d’organisme à l’ensemble des communautés microbiennes qui lui sont associées, formant une communauté d’espèces qui serait la véritable unité d’évolution, le projet LIKE INHOSPITALITY se propose de déchiffrer un paradoxe en biologie : Comment des populations bactériennes ont-elles pu établir des interactions durables avec les epithelia, véritables surfaces microbicides longtemps considérées comme des barrières chimiques à l’interface avec l’environnement microbien ? Nous proposons de poser cette question chez les vibrios, un genre bactérien qui a développé une capacité remarquable à coloniser des tissus riches en peptides antimicrobiens chez les espèces animales.
Nous formulons l’hypothèse que la capacité à résister aux peptides antimicrobiens produits par les epihelia est un déterminant majeur de l’établissement d’interactions durables entre des populations écologiques de vibrios et les tissus immunitaires de leurs hôtes, pouvant expliquer le paradoxe de la colonisation de ces tissus par ces populations. Nous proposons une approche multidisciplinaire qui permettra de tester l’hypothèse d’une corrélation entre résistance aux AMPs, charge électrostatique des membranes bactériennes et association des vibrios aux huitres sur un matériel de choix correspondant à 10 populations écologiques de vibrios inféodés ou au contraire négativement associées aux huitres. Ce projet exploratoire devrait permettre de déterminer si la résistance aux peptides antimicrobiens est un trait déterminant pour la colonisation d’une niche écologique particulièrement hostile et pourtant durablement colonisée par certaines populations de vibrios.
Partenaire 1 – Interactions Hôtes-Pathogènes-Environnements (UMR 5244) Ifremer, CNRS, Université de Perpignan Via Domitia, Université de Montpellier : Delphine Destoumieux-Garzon, Guillaume Charrière, Arnaud Lagorce, Philippe Haffner, Laura Chapelet, Daniel Oyanedel-Trigo
Partenaire 2 – Laboratoire de Biologie Intégrative des Modèles Marins (UMR 8227), Unité Ifremer Pfom. Frédérique Le Roux
Partenaire 3 –  Centre de Biophysique Moléculaire (UPR 4301). CNRS. Agnès Delmas
Partenaire 4 –  Institut des Biomolécules Max Mousseron (UMR 5247). CNRS, Université de Montpellier Hervé Cottet