IHPE – Historique*

L’unité Interactions Hôtes-Pathogènes-Environnement créé en janvier 2015 est le fruit d’une longue collaboration entre des laboratoires de recherche des universités de Perpignan et de Montpellier.
L’unité de Perpignan a vu le jour en 1964 au centre du campus universitaire sous l’appellation « Laboratoire de Biologie Animale ». Fondé par Louis Euzet (1923-2013), celui-ci consacrera ses recherches à la parasitologie marine et développera de nombreuses collaborations régionales entre Perpignan, Sète et Montpellier. Il est d’ailleurs à l’origine de l’Ecole de Parasitologie dite « Montpelliéro-Perpignanaise » dont les enseignements sont toujours dispensés en Master entre les deux sites .
La direction de l’unité sera reprise dans les années 1970 par son disciple Claude Combes (membre de l’Académie des Sciences depuis 2004) qui obtiendra le label de Centre Collaborateur de l’OMS puis le label CNRS dès les années 1980. Ces reconnaissances mondiales permettront en 1987 la construction sur le campus perpignanais du « Centre de Biologie et d’Ecologie Tropicale et Méditerranéenne » qui héberge toujours l’unité ainsi que 2 autres UMR.
L’unité connaîtra de nombreuses évolutions structurelles avec plusieurs mandats bi-sites entre Perpignan et Montpellier.
Ses directeurs successifs, Joseph Jourdane (CNRS) de 1995 à 2002, André Théron (CNRS) de 2003 à 2010 puis Guillaume Mitta (UPVD) depuis 2011 ont eu à cœur de développer une approche multi-échelle des relations entre les hôtes et leurs parasites tant du point de vue de l’écologie que de l’évolution.
Dès les années 1990, l’unité de Perpignan -spécialiste historique de l’étude du modèle Schistosome- a élargi son champ d’étude à un nouveau modèle, d’intérêt écologique : le corail, victime du réchauffement climatique.
Dans le même temps, une équipe Montpelliéraine du laboratoire ECOSYM travaillant sur la biodiversité marine des écosystèmes lagunaires, côtiers et hauturiers, se spécialisait sur l’étude des pathogènes de l’huître, modèle d’intérêt économique pour la région Languedoc-Roussillon.
C’est donc tout naturellement qu’après des années de collaboration au sein de réseaux thématiques et scientifiques ces deux équipes ont fusionné en une seule unité avec pour tutelle le CNRS, l’IFREMER, et les Universités de Perpignan et de Montpellier pour un mandat jusqu’en 2020, en cours de renouvellement auprès de l’HCERES.
L’Unité multiplie les collaborations locales (Banyuls-sur-Mer, Palavas), nationales et internationales, développe des plateformes technologiques (TECNOVIV devenu BIOENVIRONNEMENT), a intégré le labex CEMEB et le labex TULIP.