IHPE – PICARD Marion *

EMAIL marionpicard@hotmail.com
SITUATION ACTUELLE :
avril 2018-2019 Post-doctorante au laboratoire MIVEGEC (Maladies Infectieuses et Vecteurs: Ecologie, Génétique, Evolution et Contrôle / UMR IRD 224-CNRS 5290-Université de Montpellier) Montpellier, France
2016-2018 Post-doctorante à l’Institute of Science and Technology (IST) Austria, Vicoso Group, Autriche
SITUATION A L’IHPE : Doctorante de 2011 à 2015 (CV  anglais) ; ATER oc 2014- août 2015
ENCADRANTS: Jérôme BOISSIER & Céline COSSEAU
RESEAUX SOCIAUX SCIENTIFIQUES : (cliquer sur le logo) Linkedin  orcid   ResearchGate   Google-Scholar   academia  upvd-alumni  
SUJET DE THESE :
Etude des bases moléculaires du déterminisme sexuel et de la différenciation chez une espèce hétérogamétique femelle ZZ-ZW : Schistosoma mansoni.
MOTS CLES :
Déterminisme sexuel, Différenciation sexuelle, Développement parasitaire in vivo, Evolution des chromosomes sexuels, Compensation de dose génique, Mécanismes chromatiniens, Système hétérogamétique femelle ZZ/ZW, Schistosoma mansoni, Expression différentielle de gènes, Séquençage haut-débit (RNA-seq., ChIP-seq.).
RESUME DE THESE :
Parmi plus de 20000 espèces de trématodes hermaphrodites, les Schistosomatidae ont un statut particulier car ils sont gonochoriques (i.e. deux sexes séparés). Le gonochorisme chez ces espèces, et leur dimorphisme sexuel, seraient en fait une stratégie d’adaptation à leur habitat : le système veineux des vertébrés à sang chaud, dont l’Homme. Malgré un mode chromosomique de déterminisme sexuel (i.e. hétérogamétie femelle ZW), les individus mâles et femelles demeurent phénotypiquement identiques durant tous les stades larvaires de leur cycle de vie hétéroxène. La différenciation sexuelle n’a lieu qu’après l’infestation de leur hôte définitif. Dans ce travail, nous nous sommes intéressés aux facteurs moléculaires déclenchant cette différenciation chez Schistosoma mansoni. Nous avons établi le profil d’expression sexe-dépendant de gènes conservés de la cascade de détermination/différenciation chez les animaux : les DMRTs (Double-sex and Male-abnormal-3 Related Transcription Factors). Nous avons par ailleurs généré un transcriptome comparatif mâle/femelle (RNA-seq) sur cinq stades de développement in vivo, dont trois stades « schistosomules » inédits. Cela nous a permis d’identifier de potentiels gènes « clés » de la différenciation sexuelle et de souligner l’importance de l’interaction hôte-parasite. Enfin, par la combinaison de cette approche transcriptomique et d’une analyse épigénomique (ChIP-seq), nous avons montré une dynamique de la compensation de dose génique au cours du cycle de vie chez les femelles ainsi que la mise en place d’une stratégie transcriptionnelle particulière chez les mâles, optimisant leur développement dans l’hôte et ainsi, leur succès reproducteur
ENSEIGNEMENT :
– Biologie Cellulaire (L2, CM 21h, TP 18h) / Physiologie Animale : Reproduction et Développement (L2 et L3, TP 56h), Endocrinologie (L3, TP 24h), Immunologie (L2, TP 9h) / Projet pluridisciplinaire de recherche (Master1, 8h).
DISTINCTION :
–  Financement « Burroughs Wellcome Schistosome Toolbox » avec le Dr. C.  CAFFREY, Center for Discovery and Innovation in Parasitic Diseases, UCSF, USA.
PUBLICATIONS A L’IHPE :  lien