IHPE – PICHON Rémi


IHPE UMR 5244
Université de Perpignan via Domitia
52 Avenue Paul Alduy
F-66860 Perpignan Cedex
Tel +33(0)4-68-66-20-50
Fax +33(0)4-68-66-22-81
email : remi.pichon@univ-perp.fr
rond-GB
GRADE : Doctorant (CV)
ECOLE DOCTORALE : ED 305 – Energie Environnement
ENCADRANTS : Benjamin Gourbal & Richard Galinier
EQUIPE : ECOEVI
RESEAUX SOCIAUX SCIENTIFIQUES :
Orcid
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et Publons
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ou CV-HAL
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SUJET DE THESE :
Aspects fonctionnel et évolutif de l’immunité mémoire chez l’escargot vecteur de la Bilharziose intestinale Biomphalaria glabrata
MOTS CLES :
Interaction hôte/parasite, Biomphalaria, Schistosoma, Immunité mémoire innée, Transcriptomique, Épigénomique.
PROJET DE THESE :
Les organismes vivants ont développé des systèmes de défense capables de reconnaître et de contrôler / contenir et / ou d’éliminer la plupart des agents pathogènes rencontrés au cours de leur vie. Chez les vertébrés, l’immunité adaptative est le résultat ultime de ce système de défense interne. Chez les invertébrés, l’immunité repose uniquement sur la réponse immunitaire innée. Ainsi, l’immunité de ces organismes a longtemps été considérée comme peu spécifique et incapable de développer des mécanismes immunitaires adaptatifs. Plusieurs études récentes ont pourtant fourni les preuves que le système immunitaire des invertébrés pouvait être «primé» de manière durable, permettant aux individus d’être protégés contre une nouvelle infection par un agent pathogène déjà préalablement rencontré (1-4). Chez les invertébrés, ces réponses immunitaires innées ont été décrites comme une résistance acquise et ont été désignées par les termes de « priming immunitaire » ou « mémoire immunitaire innée » «  (3, 5). Il est intéressant de noter que ces observations ont été renforcées par la découverte récente de capacités mémoires également pour le système immunitaire inné des vertébrés, ce nouveau mécanisme est appelé « immunité entrainée » ou « trained immunity » (6, 7). Chez les vertébrés, la « trained immunity » offre une protection à la réinfection par un changement du métabolisme cellulaire et des adaptations à court terme par le biais de mécanismes épigénétiques. La reprogrammation épigénétique serait donc le processus principal permettant aux cellules immunitaires innées d’acquérir de nouvelles capacités immunitaires.

Toutefois, les observations faites jusqu’à lors de la mémoire immunitaire chez les invertébrés sont principalement phénoménologiques (3) et la compréhension des mécanismes moléculaires et / ou cellulaires sous-jacents restent encore à élucider.

Ainsi le projet que nous proposons visera à explorer les aspects originaux de la mémoire immunitaire innée, chez Biomphalaria glabrata le mollusque vecteur de la bilharziose et d’élucider les processus moléculaires immunitaires à l’origine de la mémoire immunitaire innée. Nous nous concentrerons donc ici sur la caractérisation du phénotype de la mémoire innée chez cet organisme afin de (i) comprendre les forces évolutives à l’origine de l’émergence de la mémoire immunitaire, (ii) d’identifier le support cellulaire de la mémoire immunitaire innée et (iii) d’analyser les bases moléculaires, épigénétiques impliqués dans la mémoire immunitaire.

L’ensemble de ces résultats devrait nous permettre d’étayer l’idée de la conservation ou de la convergence évolutive des processus de la mémoire immunitaire innée, et que celle-ci soit potentiellement un processus biologique ancestral destiné à protéger les organismes multicellulaires dépourvus de réponses immunitaires adaptatives.
1.             D. Cooper, I. Eleftherianos, Front Immunol 8, 539 (2017).
2.             J. Kurtz, Microbes Infect 6, 1410 (Dec, 2004).
3.             B. Milutinovic, J. Kurtz, Semin Immunol 28, 328 (Aug, 2016).
4.             J. Portela et al., J Innate Immun 5, 261 (2013).
5.             B. Gourbal et al., Immunol Rev 283, 21 (May, 2018).
6.             M. G. Netea, J. Quintin, J. W. van der Meer, Cell Host Microbe 9, 355 (May 19, 2011).
7.            M. G. Netea, J. W. van der Meer, Cell Host Microbe 21, 297 (Mar 08, 2017).

CURSUS :
2019- : Doctorat
2019 : Master Biodiversité, Ecologie, Evolution, Parcours Biodiversité et développement durable. Université de Perpignan
2018 : Semestre 1 en Science de l’Environnement, Université du Québec, Montréal-Canada
2017 : Licence Sciences de la Vie et de la Terre, Parcours Biologie Ecologie. Université de Perpignan
2008 : Bac S, spécialité mathématique. Perpignan